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DarkSweet : le libertinage en couple, libres de désirer et de dire non

Dix-sept ans d’amour, trois ans de libertinage et toujours l’envie de se surprendre. Vicky et Adrien racontent à WishPride les rencontres, le plaisir, les hésitations et les limites qui dessinent leur liberté à deux.

Un mois après leur rencontre sur Internet, Vicky et Adrien partaient déjà dans les gorges de l’Ardèche. Du canoë, une nuit à la belle étoile, puis, dès leur première année ensemble, un mois à parcourir l’Europe en Interrail. Dix-sept capitales visitées et des souvenirs qui n’étaient pas seulement touristiques : ils racontent avoir fait l’amour dans chacune d’elles.

Le désir était donc là bien avant les soirées libertines.

Aujourd’hui, leur vie se partage aussi entre les enfants, les voyages, les jeux de société et les soirées avec leurs amis « Moldus », comme ils les appellent. Le libertinage n’a pas remplacé tout cela. Il s’y est ajouté, à leur rythme, avec des sorties parfois espacées de plusieurs mois.

Derrière le pseudo @DarkSweet il y a un couple qui aime explorer, mais qui ne prétend pas avoir tout compris du premier coup. Une rencontre peut être magique. Une autre peut laisser un goût moins agréable. Et une soirée commencée avec l’envie de libertiner peut finalement prendre une tout autre direction.

Avant les clubs, les idées que l’on se fait

WishPride — Avant votre découverte en Espagne, quelle image aviez-vous du libertinage ? Quelle place les normes autour de l’amour et de la fidélité avaient-elles dans votre façon de voir les choses ?

Vicky — On n’avait pas forcément une mauvaise image du libertinage. On était surtout très influencés par la vision de la société, un peu judéo-chrétienne, avec cette idée que c’était mal. Ce n’était donc pas vraiment quelque chose qu’on envisageait pour notre couple.

On avait pourtant essayé une ou deux fois au tout début de notre relation, mais c’était resté dans le passé. On avait notre vie de parents, j’ai longtemps été très jalouse, et puis on s’entendait très bien à deux.

Vers 40 ans, il y a eu un déclic, un peu comme une crise de la quarantaine. J’ai eu envie d’essayer de nouvelles choses. C’est à ce moment-là qu’on a commencé à explorer le BDSM, puis, quelques années plus tard, qu’on est revenus au libertinage.

WishPride — Vous situez votre véritable découverte il y a trois ans, en Espagne. Comment l’idée d’une soirée en club est-elle arrivée dans vos discussions ? Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’y retourner ?

Vicky et Adrien — Avant d’arriver en Espagne, on était déjà expatriés dans un pays où les clubs libertins n’étaient pas autorisés. On vivait notre BDSM à deux, mais on avait commencé à se dire : « Tiens, ça pourrait être intéressant de rencontrer d’autres personnes. »

Quand on est venus en Espagne pour chercher un appartement en vue de nous y installer, on était tous les deux, sans les enfants. C’est à cette occasion qu’on a décidé d’aller dans un club libertin.

Cette soirée nous a vraiment impressionnés. Les quelques expériences du début de notre relation ne comptaient pas vraiment à nos yeux : pour nous, c’était une première fois.

D’ailleurs, on n’a rien fait avec d’autres couples ce soir-là. Mais on a beaucoup aimé l’ambiance, les gens qui riaient, qui dansaient, qui venaient nous parler. C’est ça qui nous a donné envie d’y retourner et de continuer à explorer cet univers.

Une soirée réussie ne se compte pas en partenaires

Ce premier souvenir donne déjà le ton. Dans leur récit, les rencontres sexuelles ne sont pas un passage obligé. La musique, les conversations et la possibilité de se sentir à l’aise occupent une place tout aussi importante.

WishPride — Aujourd’hui, qu’est-ce que le mot « libertinage » signifie pour vous, au-delà des rencontres sexuelles ? À quoi ressemble une soirée libertine réussie ?

Vicky — Pour nous, c’est avant tout la liberté : pouvoir être libres et, surtout, se sentir à l’aise. On peut venir habillés comme on en a envie. Moi, par exemple, je peux porter de petites tenues, parfois simplement un body, sans avoir peur d’être constamment sollicitée par des hommes de manière insistante ou déplacée. Je ressens beaucoup plus de respect dans ces lieux.

C’est pouvoir m’autoriser à me sentir belle, sans craindre d’être importunée.

On va d’ailleurs surtout en club pour danser. Moi, j’aime beaucoup ça, Adrien un peu moins, mais il me suit, et c’est vraiment chouette. Il nous arrive de passer toute une soirée à danser et à discuter, sans forcément aller coquiner. Et parfois, on choisit de coquiner seulement tous les deux, dans un espace clos.

Une soirée réussie, c’est une soirée où on a réussi à lâcher prise, à oublier les soucis du quotidien pendant quelques heures. C’est être dans le moment présent et s’amuser, tout simplement.

WishPride — Vicky, tu dis que le libertinage t’a appris à t’aimer et à t’assumer. Qu’est-ce que le regard des autres a changé dans la façon dont tu te vois ? Et qu’en reste-t-il une fois rentrée chez toi ?

Vicky — Ça commence déjà par les tenues que je peux porter. Je peux mettre des tenues hyper sexy, me maquiller, me coiffer. Pour moi, la soirée ne commence pas au moment où j’entre dans le club. Elle commence bien avant, quand je choisis ma tenue, que je me prépare et que je vois Adrien me regarder avec désir.

J’aime ensuite franchir cette porte et voir de beaux hommes, mais aussi de belles femmes, me regarder. Ça me donne vraiment confiance en moi. Quand on passe les 40 ans, on peut se dire qu’on est « périmée », qu’on ne plaira plus. Finalement, ces lieux m’ont permis de me rendre compte que oui, je suis toujours désirable.

Et une fois la parenthèse refermée, cette énergie reste en moi pendant plusieurs jours, plusieurs semaines. Je me sens belle, attirante, j’ai le sourire. J’ai aussi beaucoup plus de libido après une soirée, parce qu’il s’est passé quelque chose en moi : je me suis sentie vraiment belle, vraiment femme.

« La soirée ne commence pas au moment où j’entre dans le club libertin. Elle commence bien avant. »
— Vicky

À plusieurs, avec une place pour chacun

Chez Vicky, le regard des autres nourrit la confiance. Chez Adrien, le plaisir de la voir s’épanouir se mêle à une envie très précise : être avec elle dans l’expérience, pas simplement à côté.

WishPride — Adrien, tu tiens à participer, pas seulement à regarder Vicky prendre du plaisir avec quelqu’un d’autre. Qu’est-ce qui te plaît dans cette façon de partager son désir ?

Adrien — Ce qui me plaît, c’est l’ensemble, c’est le trio. Voir qu’elle prend du plaisir avec quelqu’un d’autre, mais avec moi aussi. Ma place est auprès d’elle, dans l’expérience. Bien sûr, il y a des moments où je la regarde, mais j’aime vraiment participer.

On a rencontré plusieurs hommes au cours de différentes soirées. On les sélectionnait avec soin, c’était bienveillant, et j’avais ma place autant qu’eux, sans sentiment de compétition.

Il y a quand même eu une fois où ça s’est passé autrement. On était en Espagne, lors d’une autre sortie en club, et j’avais invité un homme à nous rejoindre. Il a finalement pris toute la place, en me laissant un peu sur le côté.

Je n’ai pas vraiment aimé l’expérience. Je voyais que Vicky prenait du plaisir, donc j’ai laissé faire. Mais finalement, elle n’en prenait pas tant que ça, parce qu’il pensait surtout à lui. Ce n’était pas une super expérience pour moi, et pour elle non plus. Moi, j’aurais aimé qu’on s’amuse à trois, tout simplement.

À l’époque, on était vraiment débutants. Avec l’expérience qu’on a aujourd’hui, on aurait su dire stop.

Cette expérience moins heureuse a aussi sa place dans leur histoire. Elle rappelle l’écart qui peut exister entre ce que l’on croit comprendre du plaisir de l’autre et ce qu’il vit réellement.

WishPride — Comment passez-vous de la discussion à la séduction, puis éventuellement à un moment partagé ? Qu’est-ce qui vous met en confiance chez les personnes rencontrées ?

Vicky et Adrien — Pour nous, avoir un jeu de séduction avant de passer à l’acte, c’est primordial. Ça commence par des discussions, parfois sur Internet, mais surtout autour d’un verre, parce que le côté humain est important. C’est là qu’on voit si le feeling passe.

Au début, ce sont des échanges assez basiques. Puis, au fur et à mesure, la conversation dérape un peu. On parle de ce qu’on fait là, des clubs qu’on a déjà fréquentés, de nos fantasmes. Et le jeu de séduction commence.

Trouver un couple avec qui partager un moment, c’est quand même assez compliqué pour nous. On a besoin d’une attirance intellectuelle, mais aussi physique, des deux côtés. Et souvent, ça bloque parce qu’il y en a un qui aime bien, et l’autre non.

Entre nous, on a nos codes. Pendant une discussion, si on cligne une fois des yeux, c’est qu’on aime bien. Deux fois, c’est qu’on a vraiment envie, que c’est chaud. Et si l’envie est réciproque, on se lance dans les câlins.

Ça demande quand même d’être attentif à sa partenaire, parce qu’il faut capter les clins d’œil. Sinon, on pourrait juste croire que l’autre a une poussière dans l’œil !

Le consentement, jusque dans le droit de changer d’avis

Les clins d’œil appartiennent à leur complicité. Mais il y a aussi les discussions plus directes : ce dont chacun a envie, ce qui reste difficile, ce qui ne sera pas pour ce soir. Vicky ne raconte pas une jalousie disparue par enchantement. Elle raconte comment elle compose avec elle.

WishPride — Avant une soirée, comment parlez-vous de vos envies et de vos limites ? Comment distinguez-vous un fantasme que l’on partage de quelque chose que l’on souhaite vraiment vivre ?

Vicky — On se dit les choses très simplement. On parle de ce dont on a envie ce soir-là, ou pas. Ça peut être : « Ce soir, je n’ai pas envie qu’un homme seul nous rejoigne. Si on fait quelque chose, c’est avec un couple. » Ou : « Ce soir, j’ai envie d’être attachée à la croix, que tu me domines, toi, et que les autres me regardent. »

La différence entre un fantasme et quelque chose qu’on souhaite vraiment vivre, c’est une question assez difficile. On essaie d’être à l’écoute l’un de l’autre et de s’intéresser à nos fantasmes respectifs.

Pendant très longtemps, j’étais très jalouse et je ne voulais pas qu’une autre femme nous rejoigne. Je ne suis pas bisexuelle, les femmes ne m’attirent pas sexuellement. On s’est donc longtemps refusé à avoir des expériences avec des femmes seules.

Et un jour, j’ai décidé de regarder Adrien faire l’amour avec une autre femme. C’est une expérience que j’ai aimée, mais je reste quand même un petit peu jalouse et on ne l’a jamais refaite.

Adrien m’a vraiment remerciée, c’était très bon pour lui. Pour moi, c’était très instructif sur moi-même. Je me suis rendu compte que j’avais de la jalousie, mais que je n’étais finalement pas si jalouse que ça. C’était assez beau de les regarder. Et pendant ce temps-là, il y avait aussi un homme qui s’occupait de moi. C’était assez intéressant.

WishPride — Adrien, tu as aussi raconté une soirée où tu n’as finalement plus eu envie de libertiner. Comment l’as-tu dit ? Et Vicky, comment as-tu accueilli ce « non », alors que tu avais encore envie de poursuivre ?

Adrien — J’étais déjà assez fatigué. J’avais eu une semaine très compliquée et on avait un peu bu. On discutait avec un groupe de plusieurs couples, et ils se sont mis à parler du nombre de fois où ils faisaient l’amour. Ils disaient que c’était tous les jours, voire deux fois par jour.

Vicky a dit qu’on ne le faisait qu’une fois par semaine, et je me suis retrouvé accablé de questions : « Mais pourquoi tu ne lui fais pas plus l’amour ? Tu n’as pas envie de ci, de ça ? » J’ai trouvé ça très désagréable, très malsain, presque comme s’ils essayaient de prêcher la bonne parole.

Je me suis écarté du groupe et Vicky m’a rejoint quasiment instantanément. Je lui ai dit : « Écoute, ils m’ont mis mal. Je ne suis pas très bien ce soir, j’ai envie de rentrer. »

Elle m’a dit d’accord, mais qu’elle avait quand même envie de danser un peu. Donc on a dansé, puis on est partis pas très tard.

On s’était respectés l’un et l’autre. Et finalement, le retour a été plus que bien. Dans la voiture, j’ai retrouvé ma bonne humeur. On s’est arrêtés sur une aire de repos et on a fait l’amour sur le capot de la voiture, entourés de camions de routiers. C’était un moment vraiment très excitant, presque mieux que de coquiner dans le club.

Vicky — Moi, j’avais bien envie de coquiner ce soir-là. Mais quand Adrien m’a dit non, j’ai essayé de comprendre ce qui se passait et il m’a expliqué. Pour moi, il fallait accepter ce non, accepter qu’il n’ait plus envie, sans me braquer.

Il a accepté qu’on danse un peu, donc la soirée s’est quand même très bien passée. Et finalement, on a retrouvé de l’envie ailleurs, différemment. Au début, je n’avais pas envie de partir, mais je suis bien contente qu’on soit partis !

« Il fallait accepter ce non, accepter qu’il n’ait plus envie, sans me braquer. »
— Vicky

Au Happy, une surprise qui n’engageait à rien

Il y a les soirées qui changent de direction, et celles dont l’un prépare discrètement le début. Au Happy, Adrien avait imaginé une surprise autour d’un homme qui plaisait déjà beaucoup à Vicky. Préparer une rencontre, dans son esprit, ne devait pourtant pas décider de ce qu’elle ferait ensuite.

WishPride — Adrien, comment as-tu préparé cette surprise, tout en laissant clairement ouverte la possibilité qu’il ne se passe rien ?

Adrien — J’ai organisé cette soirée avec cet homme sans en parler à Vicky. Je savais que cette rencontre correspondait à l’un de ses fantasmes. On a beaucoup échangé sur Telegram et j’ai pris le temps de lui expliquer nos règles.

Il y a notamment une règle que Vicky ne transgresse jamais : les fellations se font toujours avec préservatif, même quand on nous présente des tests récents.

Mais surtout, je lui avais expliqué qu’en le voyant, elle n’aurait peut-être pas envie d’aller plus loin. Dans ce cas, on boirait simplement un verre, et il fallait qu’il soit parfaitement d’accord avec ça. C’était vraiment le premier point à clarifier.

Je lui avais aussi parlé de la petite séance de domination que je souhaitais faire, parce que Vicky aime bien ça. J’avais prévu plusieurs accessoires, notamment des martinets et un bandeau pour les yeux. L’idée était de l’intégrer progressivement à notre jeu.

Je lui avais transmis les limites de Vicky que je connaissais déjà. Et surtout, il savait que ça pouvait ne pas se faire, ou s’arrêter à n’importe quel moment de la soirée. Cet homme a été très à l’écoute, un vrai gentleman.

WishPride — Vicky, toi, tu le croises sans savoir qu’Adrien l’a invité. Raconte-nous ces premières minutes, jusqu’au moment où tu décides de l’embrasser. Qu’est-ce qui rend cette soirée si précieuse ?

Vicky — Pour une surprise, ça en était une ! On était au Happy pour une soirée BDSM. Il y avait un munch d’une heure juste avant, dans une autre pièce. À un moment, je suis sortie pour aller aux toilettes et je l’ai croisé.

Je le connaissais déjà. On avait échangé sur Tinder et il me plaisait beaucoup. On l’avait aussi croisé par hasard lors d’un salon de l’érotisme à Avignon. Je l’avais reconnu et on était allés lui parler tous les deux.

En le voyant au Happy, je suis restée sans voix. J’étais toute rouge, mes mains tremblaient et j’avais mal au ventre. J’ai tout de suite compris qu’Adrien était derrière tout ça. On avait déjà parlé de mon envie de vivre une expérience avec un autre homme, et notamment avec cet homme-là.

On a bu un verre tous les trois. Je ne savais pas trop quoi dire, c’étaient surtout eux deux qui parlaient. Adrien m’avait demandé de mettre une très belle tenue, un body transparent. J’étais à la fois mal à l’aise, excitée et très impressionnée.

Je savais qu’une séance BDSM était prévue, puisqu’on était venus un peu pour ça, et je me demandais comment tout allait s’accorder. Puis je me suis lancée : je l’ai embrassé. Je ne me souviens plus très bien, mais je pense qu’il était en train de parler et que je lui ai coupé la parole !

La soirée s’est ensuite poursuivie par la séance BDSM. Ils m’ont attachée à la croix et ça a été vraiment très intense.

Même si on avait déjà vécu une expérience avec un autre homme, qui ne s’était pas très bien passée, c’était pour moi comme une première découverte. Par la suite, on l’a refait avec d’autres hommes et c’était toujours très bon, mais cette fois-là, c’était magique. C’était avec une personne sur qui je fantasmais déjà depuis un moment.

Ça reste un très beau moment qu’Adrien m’a offert. Il l’a fait pour moi, et ça, c’est quelque chose de merveilleux.

Leur BDSM : choisir de se laisser guider

Le BDSM fait partie de leur intimité depuis avant ce retour au libertinage. Ils aiment aussi le vivre en club, parfois seulement tous les deux, sous le regard des autres. Vicky tient cependant à distinguer ce qu’elle choisit dans ces moments de la personne qu’elle est au quotidien.

WishPride — Vicky, tu ne te définis pas comme soumise, mais tu aimes te soumettre à Adrien dans certains moments. Qu’est-ce qui vous plaît, chacun, dans ce jeu choisi ?

Vicky — Ce qui me plaît d’abord, c’est le lâcher-prise, le fait de ne plus rien avoir à décider.

J’aime aussi le regard des autres. Quand on fait une séance sur une croix, c’est souvent dans une pièce ouverte, avec des gens qui nous regardent. Certaines personnes peuvent être un peu choquées, d’autres vraiment intriguées, et ce mélange de réactions me plaît.

J’aime beaucoup les impacts. Ressentir la douleur m’amène à un plus grand lâcher-prise et, derrière, mes orgasmes sont beaucoup plus intenses. Mais attention, je ne suis pas du tout maso. Adrien connaît très bien mes limites et j’ai très rarement eu besoin de lui dire stop ou d’utiliser le safeword, notre mot d’arrêt.

J’aime le collier, le bâillon, les impacts du martinet, mais aussi les caresses et les glaçons ensuite. C’est tout ce mélange qui me plaît, le fait de me laisser guider, sans avoir à décider de la suite.

Il y a une alternance entre douleur, plaisir, sentiment d’humiliation et fierté. C’est vraiment l’ensemble de ces sensations que j’aime.

Adrien — Ce qui me plaît le plus, ce n’est pas tant la domination en elle-même. J’ai toujours été attiré par le BDSM, mais je n’avais pas réellement pratiqué pendant longtemps. Ce que j’aime, c’est guider Vicky, lui donner du plaisir en dirigeant le jeu ou lui faire découvrir de nouvelles pratiques. Ça tourne toujours autour de son plaisir à elle.

Je ne dis pas que je suis un expert du plaisir et que je pourrais faire ça avec n’importe quelle femme. Avec Vicky, ça fait dix-sept ans qu’on est en couple, donc je la connais très bien. Avec une autre femme, ça ne marcherait peut-être pas. D’ailleurs, je n’ai jamais essayé.

J’aime l’avoir à mes ordres et surtout la voir se dépasser, se surpasser. C’est là que je prends du plaisir, tout en respectant son désir et ses limites.

Se découvrir aussi par les mots

Après les rencontres, il y a ce qu’ils choisissent d’en raconter. Sur WishPride, leurs deux voix prennent des chemins différents : Vicky revient volontiers sur les expériences vécues, tandis qu’Adrien laisse aussi une place à son imaginaire.

WishPride — Pourquoi partager cette partie de votre vie sur WishPride ? Qu’avez-vous envie de transmettre, notamment aux couples qui se posent des questions sur le libertinage ?

Adrien — On a décidé de rejoindre WishPride parce que la plateforme proposait une vision un peu différente. On n’avait pas l’impression d’être simplement des morceaux de viande à la recherche du prochain couple avec qui faire du sexe. Il y avait une vraie place pour les mots, pour parler de nos expériences, raconter, écrire de belles publications. C’est ça qui nous a plu.

Sur d’autres sites comme Wyylde ou FetLife, on avait davantage l’impression que c’était axé sur les photos et les plans cul. Ici, on peut découvrir les autres à travers ce qu’ils racontent, et peut-être aussi découvrir d’autres façons de faire.

C’est souvent Vicky qui raconte nos expériences, tandis que moi, j’aime écrire des récits qui sortent de mon imaginaire. On publie chacun à notre façon.

On n’est pas des experts et on ne prétend pas tout savoir. Mais en partageant nos expériences, on peut peut-être inspirer d’autres couples ou leur donner des idées.

Même si la plateforme est encore jeune, on lui fait confiance et on pense que ça va être un très beau projet. Merci à vous d’exister !


Vicky et Adrien ne racontent pas un libertinage sans hésitation, sans jalousie ni mauvaise expérience. Ils racontent celui qu’ils apprennent à vivre ensemble : des conversations qui donnent envie, des rencontres qui comptent, des limites que l’on exprime mieux avec le temps.

Et, au milieu de tout cela, une piste de danse où ils peuvent encore passer la soirée sans rien devoir à personne.

Chez DarkSweet, la liberté de désirer garde toute sa valeur parce que celle de dire non a aussi sa place.

#interview #libertinage #libertin #consentement

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